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 Rien d'autre que toi - Charlouis

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MessageSujet: Rien d'autre que toi - Charlouis   Mer 30 Déc - 15:09


⊱ rien d'autre que toi



Le froid glacial s'est installé sur l'état de l'Iowa. J'ai tout perdu. Mon travail, ma fille, l'amour de ma vie, mon appartement, ma voiture même. Je n'ai jamais vraiment eu d'amis car toujours instable mentalement. Je m'assoie sur un banc, sous la lumière d'un lampadaire. Une bouteille cachée dans un sac en papier, je porte le goulot à mes lèvres et bois une grande gorgée de rhum. J'ai les joues rouges, le bout de mon nez également. Un hoquet m'échappe. Comme je suis ridicule ... Comme je suis bourrée ! Bon je me lève. Putin il fait tellement froid dans cet état ... C'est pas humain ! Heureusement que j'ai pu embarquer avec moi des vêtements chauds ... Un pas devant l'autre, un petit écart du à l'alcool, hop on se remet droit. Plein d'émotions à la fois, des larmes, puis des rires, quelques sanglots, de l'énervement puis des gémissements. Qu'est ce que je vais devenir ? Qu'est ce que je vais faire ? Je n'ai plus rien ... Hop une autre gorgée. Je m'allume une cigarette.

Le taxi m'avait déposé à un kilomètre environ du lieu ou je souhaitais me rendre ... Le Molodoï. Je ne sais pas s'il y bosse toujours, si ça se trouve il n'est même plus au Etats unis, il a quitté le territoire vers de nouveaux horizons ... Et même s'il est là, acceptera-t-il de me reparler ? Après tout ce qui est arrivé entre nous, m'aimera-t-il toujours ? De toute façon, perdue pour perdue je n'ai plus rien. Autant tenter le tout pour le tout. Je suis devant l'établissement. De la lumière, de la musique, du monde. Je termine ma bouteille d'un grand cul sec et j'ouvre la porte puis entre à l'intérieur. Une vague de chaleur m'envahie et j'ai immédiatement chaud. J'hote mon manteau d'hiver et me dirige vers le comptoir. " Bonsoir, je cherche M. Every s'il vous plait."
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MessageSujet: Re: Rien d'autre que toi - Charlouis   Lun 4 Jan - 1:24


⊱ rien d'autre que toi.



Coin d’ombre, refuge, monde qui ne tourne plus rond. T’étais assis là, coudes sur la table, esprit ailleurs. Tu fixais un point inexistant, t’étais perdu, songeur, austère. Tout semblait s’être effrité autour de ta petite personne, tu te tenais au milieu de ruines, debout, mais peu fier. T’avais tout perdu, tout. Bar miteux au même titre que ton foyer, tu ne ressentais plus, tu n’aimais plus, tu ne vivais plus. Elle te hantait, elle te détruisait. Charlie. Une année, une longue année que tu n’avais pas vu son sourire, scruté les traits de son visage, une longue année que son parfum ne t’avait pas fait tourner la tête, que son rire n’avait pas provoqué en toi un raz-de-marée d’émotions. Tu errais dans les rues, entre les âmes qui s’aimaient, se chérissaient, s’embrassaient, tu bousculais l’amour et les sentiments des autres. Tu coulais, noyé, tu suffoquais entre haine et dégoût. Tu souriais peu, tu ne riais pas, parce que tu ne pouvais pas, tu ne voulais plus. Elle t’avait quitté, l’autre, ta charlie de substitution, las de ton comportement de chien galleux. Plaintes et colères, tu t’étais retrouvé seul, par ta faute, c’était mieux. Mariée, heureuse, entourée de bambins sûrement. Est-ce qu’elle avait pensé à toi, une, peut-être deux fois ? Des nouvelles, tu n’en voulais pas. La haïr, c’était mieux, ça marchait bien, tu faisais ton deuil, lentement. Tu t’acharnais à tout détester chez elle. Son rire, sa voix, son comportement, ses dires. Qu’est-ce que tu pouvais cracher sur Charlie. Essayer de se reconstruire autour d’un tas de cendres, de poussières, de reste d’amour déchiré et de souvenirs incendiés. On t’avait appelé, t’avais pas tiqué. Ton prénom avait résonné une seconde fois, tu t’étais levé d’un bond en hurlant à ton innocente victime que t’avais compris, merde. Il avait claqué la porte derrière lui tandis que tu te mordillais la lèvre inférieure. Fallait te calmer. T’avais inspiré, longuement, avant d’expirer au même rythme. Chaque fois c’était la même chose. Songes, rêveries, tu t’enfonçais dans tes pensées, tu te forçais à détester la brune, c’était ta thérapie, écraser, incendier, noyer chaque sentiment qui pouvait remonter, ne laisser derrière toi qu’une haine certaine envers Charlie. Et on déboulait dans ton espace privé, te tirait vers le bas, retour à la réalité. T’avais pris un verre, cul sec. Tu t’étais dirigé vers la porte. On t’appelait au bar. Stop. Ton souffle s’était coupé. Tu ne bougeais pas, tu ne pouvais plus. Tu l’avais reconnu malgré la l’obscurité et la foule qui ne cessait de se mouvoir au rythme de la musique. Ses cheveux, son regard, son visage. Putain. Tu voulais faire demi-tour, rebrousser chemin, t’éclipser, tu ne pouvais pas. Tu t’es dirigé vers elle, décidé. Qu’est-ce qu’elle foutait la mademoiselle parfaite ? Tu t’étais planté devant elle de l’autre côté du bar. Regard noir, visage grave, silence. Tu l’avais fixé, longuement, éternellement. « Tu fous quoi la ? » C’était rude, c’était mauvais, c’était moche. Tu ne voulais pas flancher, pas après tout ce temps, pas après tout ça.  « Retourne à ta vie parfaite, t’es pas la bienvenue ici. » Haine. C’était faux. Ton esprit hurlait le contraire, se torturait pour t’éviter une nouvelle connerie, mais tu te protégeais.  « Tu sais où est la sortie, me fait pas appeler les videurs. » Tu t’étais attelé à servir des verres pour éviter la confrontation, ne pas croiser son regard, rester droit, stoïque.
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MessageSujet: Re: Rien d'autre que toi - Charlouis   Lun 4 Jan - 11:45


⊱ rien d'autre que toi



En entrant dans le bar, mon cerveau se noyait joyeusement dans l'alcool que je venais d'ingurgiter. Je vous ais dit précédemment que j'étais entrée dans l'établissement de façon ... Honorable dirons-nous mais la scène était légèrement différente, je m'étais plutôt étalée dessus et mon poids à fait flancher la grande porte en bois. J'entre donc dans le bar et la chaleur me tourne la tête. J'enlève mon manteau et le feu me monte aux joues. Je tente tant bien que mal d'accéder au bar en évitant tous ces corps transpirants qui dansent autour de moi. Je tangue, mais un sourire béat reste affiché sur mon visage, qu'est-ce que je fous là ? Comment pourrais-je imaginer une seule seconde qu'il accepterait de me voir ? De me parler ou mieux encore de faire preuve de compassion ? Un doigt dans l'oeil j'vous dis. Rien qu'a cette pensée, mon sourire s'agrandit. Ô joie de l'alcool qui me délivre de tous mes complexes. Enfin arrivée au comptoir, je n'ai pas de place pour poser une fesse sur une chaise et j'attends donc en m'accoudant sur le bois comme s'il était mon unique recours à l'équilibre. Je fais demander M. Every.  Et par chance on accède à ma requête. Ce qui veut dire qu'il travaille toujours ici, qu'il vit toujours dans l'Iowa. Evidemment j'en ai profité pour recommander un verre de rhum, tant que j'y suis. Je regarde dans le vide, j'attends, je bois, je souris. Je suis en train d'attendre Louis sur son lieu de travail alors que je suis partie depuis plus d'un an. Je l'ai lâchement abandonné. Perdue dans mes songes, mon retour à la réalité est brutal. Il se plante, là, devant moi, droit comme i et aussi hermétique qu'un sac isotherme. Ses mots m'agressent. Je ne m'attendais pas à des fleurs évidemment mais il est si froid, si méchant même. Qu'est ce que je fous là ? Bonne question mon con. J'sais pas je marchais et j'suis tombée sur un bar. Idiot. « Retourne à ta vie parfaite, t’es pas la bienvenue ici. » Il est sérieux ? Ma vie parfaite ? D'où ma vie était parfaite ? Je restais là, sans savoir vraiment quoi répondre. Je m'attendais à toutes les méchancetés possible mais pas à entendre que j'avais une vie parfaite. Un pouffement m'échappe. J'ai du mal à retenir mon rire. « Tu sais où est la sortie, me fait pas appeler les videurs. » Les effluves d'alcool dans mon corps font leur retour suite à cette montée d'émotion. Alors j'explose de rire tandis qu'il fait semblant de servir des verres.« Ma vie parfaite ? Hahaha, laisse moi rire ! Qu'est ce que tu vois de parfait Louis ? Une pauvre meuf totalement bourrée, qui se voit obligée de venir en taxi puis à pied parce que pas les tunes de payer du centre jusqu'ici. Pour venir te voir toi Louis ! ». Je ris de nouveau. Je bois une grande gorgée de mon verre à moitié vide. « Tiens hé tu sais quoi ? » Il ne m'écoute pas, il ne me regarde pas. Il fait comme si je n'existais pas alors sans gène, d'un coup je monte sur le bar pour passer de l'autre côté et me retrouver au plus proche de lui. « On m'a pris Teegan Louis. Ils m'ont pris Teegan. Toujours parfaite à tes yeux ?»
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MessageSujet: Re: Rien d'autre que toi - Charlouis   Lun 4 Jan - 18:05


⊱ rien d'autre que toi.




Lutter, lutter pour ne pas flancher, encore une fois. Un effort, ça te demandait un effort immense, soulever des montagnes, braver des océans, rester stoïque et droit, suivre ton idée, ton envie. Est-ce que t’en avais vraiment envie, Louis ? Est-ce que tu souhaitais réellement la voir dégager de cet endroit, de la voir tourner les talons, te faire volte face et la perdre de vue une énième fois ? Ton cœur tanguait, comme d’habitude, comme chaque fois que les traits de son visage te reviennent, que sa voix résonne en toi. Elle n’était pas elle-même, elle n’était pas normale, t’avais remarqué, les effluves d’alcool, son comportement, rien chez elle ne semblait tourner rond. Elle avait explosé de rire. Tu lui prêtais pas attention, tu ne posais pas tes yeux sur elle, tu t’attelais à ton boulot, pour une fois. Elle s’était mise à déballer son sac. Quelques mots, tu n’avais capté que quelques mots à peine. Rien n’avait plus de sens pour toi. Elle s’était retrouvé devant toi, planté comme un pique. Elle était brisée, un trou béant au milieu de la poitrine, elle avait tout perdu, elle s’était perdue. Coup d’œil à la foule, aux employés, tu l’avais prise par la main. Tu t’étais engouffré sur la piste pour finalement atteindre ton bureau. Porte claquée, rien ne pouvait en sortir, le calme. Tu t’étais retourné vers elle, visage grave, haineux. Elle t’avait enlevé Teegan. Elle l’avait perdu. T’avais secoué la tête, esquissant un semblant de sourire, non, c’était du dégoût, de la colère. « Tu vois, c’que ça fait. » T’avais secoué la tête, levant les yeux au ciel avant de reprendre. « Tu vois c’que tu m’as fait en prenant la p’tite. C’est terrible, ça fait mal, mais tu peux rien faire, t’es impuissant.» T’avais marché, vers elle dans un premier temps, avant de finalement l’éviter, lui effleurant l’épaule au passage, frissons. Un verre, un verre de quelque chose, tu devais boire, t’en avais besoin, ça allait être long, tu le sentais. T’avais choppé une bouteille, de soda, elle était soûl, tu ne devais pas en faire de même. Une gorgée, deux, tu l’avais reposé avant de poser tes mains sur ton bureau. « Tu nous fais quoi la, une crise existentielle, t’as besoin de venir me pourrir ma soirée pour aller mieux, t’as besoin de voir si t’as situation est aussi merdique que tu le penses ou si quelqu’un est encore plus bas que toi ? » C’était pas des piques, c’était pas taquin, c’était méchant, c’était mauvais, tu ne voulais pas jouer, tu ne voulais plus, c’était terminé. Ton regard se planta finalement dans celui de la jolie brune, tu t’étais assis sur le meuble de bois délabré avant de croiser les bras sur ta poitrine. Une position de détachement, de distance, t’avais instauré une certaine limite entre vous, tu l’avais lu quelque part, dans un magasine, un livre, peu importe, c’était vrai. « Charlie, faut qu’tu dégages maintenant, c’est terminé. » Grande inspiration. « C’est malheureux, c’qui t’arrives, mais j’peux rien faire pour toi, j’veux plus. » T’étais pas innocent, dans l’histoire, t’avais une grosse part de responsabilité, même, et tu t’entêtais à ne pas recommencer, ne pas refaire les mêmes erreurs, repartir pour mieux se déchirer, encore, cercle vicieux. « faut plus que tu reviennes charlie, vraiment, sors d’ici et ne reviens pas, pas de regard, pas de sourire, pas de signe de la main dans la rue, on ne se connaît plus. » C’était rude. Tu déglutissais avec beaucoup de mal. C’était malheureux, c’était triste, c’était dur, mais tu campais sur tes positions, tu luttais, c’était la fin.
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MessageSujet: Re: Rien d'autre que toi - Charlouis   Lun 4 Jan - 20:55


⊱ rien d'autre que toi




A vrai dire, je ne me rend même plus compte que je suis soûle. Je prends les instants comme ils se présentent à moi et je ne réfléchis à rien, tout est naturel, brut de pomme comme dirais ma mère ... C'est pour cette raison toute bête que je me suis retrouvée à deux centimètres de son visage de l'autre côté du bar, celui où je ne suis pas censée être. Sans vraiment que je comprenne ce qui m'arrive, après avoir avoué que Teegan m'avait été prise, il se saisit de ma main et me tire vers je ne sais où. Le contact chaud de sa main dans la mienne me serre le coeur, je ne pensais pas que ça arriverait de nouveau un jour et comme une conne je souriais bêtement en me laissant traîner vers un bureau. Il me pousse à l'intérieur et ferme la porte derrière lui. Il commence à sourire à son tour mais je sais bien que c'est ironique. Même bourrée je sais lire entre ses lignes. Il commence à me faire comprendre que c'était bien fait pour ma gueule si j'avais perdue Teegan, que je comprenais ce qu'il avait ressentis le jour où je suis partie avec la petite. Mon sourire grandis sur mon visage. J'ai la nausée mais je me contiens c'est clairement pas le moment de gerber. Malgré mon sourire, je sens que mes yeux se remplissent de larmes. Bordel j'avais oublié à quel point il pouvait être méchant. Je ne bouge plus, je tangue encore un peu mais je reste là. Il passe près de moi et me touche de son épaule, frissons. Je le laisse parler, qu'il continue, je m'exprimerais au moment venu. Il s'amuse, il croit tenir la situation en main mais intérieurement je boue de rage, de haine, de tristesse et d'amour. Il s'assoit en face de moi. Enfin, il finit par réellement me regarder. « Charlie, faut qu’tu dégages maintenant, c’est terminé. » Bon j'avoue que c'est pas agréable à entendre. Mon visage doit être rouge, je sens que mes traits se tirent, putin j'vais vraiment pleurer. « C’est malheureux, c’qui t’arrives, mais j’peux rien faire pour toi, j’veux plus. » Je ris. Encore. Sauf que cette fois, je pleure en même temps. « Malheureux ? MALHEUREUX ? Putain Louis c'est tout ce que tu trouves à me dire ?? Ils m'ont pris Teegan Louis ! Je l'ai perdue à jamais !» Ca y est la locomotive est en marche. « PUTAIN ILS M'ONT PRIS TEEGAN !» Rien que le fait d'en reparler me torture l'esprit, le corps, tout. « J'AI TELLEMENT MAL BORDEL !» J'attrape mes cheveux à pleine main pour me détourner de la douleur que je ressens dans mon coeur. Ouais c'est cul cul mais j'ai tout perdu, plus rien. Plus de fille, plus d'amour, plus de famille, plus de maison, plus de job, plus de voiture, plus d'avenir. Juste une bouteille. « J'ai ... J'ai plus rien.» Je ne le vois même plus tellement je pleure, je tremble. J'me sens minable. Il a raison après tout, pourquoi est-ce que je suis revenue vers la personne que j'ai fais le plus souffrir dans ce monde ? « Faut plus que tu reviennes Charlie, vraiment, sors d’ici et ne reviens pas, pas de regard, pas de sourire, pas de signe de la main dans la rue, on ne se connaît plus. » Je ne sais plus quoi faire. De toute façon foutue pour foutue j'vois pas ce qui me retiens de lui balancer ce que j'ai sur le coeur, si je ne le reverrai plus jamais à l'avenir, autant qu'il sache. « J'y arrive pas Louis. J'arrive pas à faire ma vie sans toi. » Voilà c'est lâché. Je ne sais pas quoi faire. Je n'arrive même pas à le regarder. J'suis tellement détruite ... J'vais aller continuer d'ailleurs. « Sur ce Louis, j'vais aller faire honneur à ton bar si je peux au moins consommer. » J'attends pas sa réponse, je tourne les talons et ouvre la porte que je laisse béante derrière moi. D'un pas balançant, je me dirige vers le comptoir et scande un autre verre. Il m'est servi aussi vite et c'est avec soulagement que l'alcool coule dans ma gorge. Putin Louis, pourquoi est-ce que je t'aime à ce point ?
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MessageSujet: Re: Rien d'autre que toi - Charlouis   Mar 5 Jan - 3:08


⊱ rien d'autre que toi.




T’aimerais lui promettre toutes tes nuits, t’aimerais lui à quel point tu tiens à elle, qu’elle te manque. Mais tu ne pouvais pas. Promettre l’impossible, c’était pas toi, c’était tellement pas toi. Son visage était inondé, tiré par les sanglots, la détresse et la tristesse. Tu te pinçais les lèvres. Elle remuait en toi ces remords passés, enterrés. Ils refaisaient surfaces, ces fourbes. Ils te tombaient sur le coin de la gueule. T’étais pas un putain d’insensible, non, t’avais envie de te lever, la prendre dans tes bras et lui murmurer que tout irait bien, seuls contre le monde, c’était votre devise, deux âmes face à des milliards d’embûches, de jugements, c’était vous contre tout. Mais cette barrière que seul toi pouvais percevoir t’empêchait de commettre l’irréparable. Alors tu te contentais de fermer ta gueule et d’assister à cette triste scène, impuissant. Charlie. Charlie souffrait, était déchirée d’un bout à l’autre, la perte d’un être cher, d’un enfant, tu l’avais vécu. Tu savais pertinemment qu’on ne s’en relève pas d’un claquement de doigt, balayer des mois, des années de bonheur, de partage, d’amour, c’était impossible, c’était inhumain, c’était terrible. T’avais cette sensation désagréable qui s’emparait de toi, celle qui annonce un passage à vide, celle qui vous donne des bouffée de chaleur avant de se retrouver les yeux humides, l’estomac retourné, le chagrin, les sanglots. Elle devait partir, s’enfuir pour ne pas te voir craquer, flancher, elle n’avait pas le droit de t’observer t’effondrer à ton tour, château de cartes qui tangue et tangue encore dangereusement au même rythme que les paroles de la belle, elle était la bourrasque qui allait de détruire. Charlie dégage. Charlie vite. Elle avait finalement tourné les talons. Sa silhouette avait finalement traversé la porte avant de se fondre parmi les ombres. Tu t’étais précipité vers l’encadrement en t’accrochant furieusement à la poignée pour clore ton petit espace. Adossé à un mur, tu t’étais laissé glisser lamentablement, tristement, le regard vide, perdu, fixant un point qui n’existait pas. T’avais porté tes mains à ton visage. T’as explosé. Les larmes perlaient aux coins de tes yeux avant d’inonder ton visage écarlate, tu gémissais, étouffants tes cris dans tes manches. La solitude, le vide, c’était ton quotidien, c’était lourd, pesant. Tu respirais difficilement, le souffle saccadé, brisé par les sanglots qui s’amplifiaient au fur et à mesure que  les minutes défilaient. Louis. Louis t’as fait quoi ? Louis t’es con, t’es idiot, t’es mauvais. Louis tu finiras seul. T’avais laissé tes bras retomber sur le sol, levant la tête au plafond, le visage tordu par la détresse, la tristesse. « putain charlie, pourquoi t’es revenu, merde ! » Coup de pied dans une chaise. T’évacuais ta frustration comme tu le pouvais, c’était ta façon à toi de relâcher la pression, frapper, boxer ce qui pouvait t’entourer, détruire les meubles, les objets quand ce n’était pas ta petite personne. Tu t’étais relevé brusquement, t’appuyant sur le lavabo. Rafraîchir ton visage. Essuyer tes larmes. Respirer. Tu t’étais engouffré dans la grande salle, cherchant des yeux la belle brune. Assise à un bar, verre à la main, elle semblait perdu, égarée, elle ne devait pas être là, pas comme ça. Tu déglutissais avec beaucoup de mal, balayant du revers de la main les dernières trace de cette tristesse qui s’était immiscée l’espace de quelques instants dans ta petite existence. Tu t’étais posé à côté d’elle, silencieux, muet. T’avais fait un signe de main. Un whisky, une vodka, quelque chose de fort, une claque, il te fallait un putain de remontant. Tu jouais avec tes doigts, dessinant et redessinant sans cesse les contours du verre. « Tu sais. » Deux mots, minimes, le début d’une chose. « quand on m’a enlevé teegan, c’était la fin de tout, je retournais à la case départ, sans rien. » Tu ne la regardais pas, tu fixais un point, droit devant toi, distance.  « j’pensais plus pouvoir sortir la tête de l’eau, reconstruire quelque chose. » Une gorgée, courage. « puis, l’autre est arrivée. » L’autre, c’était la remplaçante de la brune. Ta Charlie de substitution. « elle a essayé de m’tirer de cette merde, puis j’lai entraîné dans ma chute. » T’avais inspiré longuement, plongeant ton regard dans celui de Charlie. « Elle m’a quitté, Charlie. Elle m’a laissé dans mon coin, et tu sais pourquoi ? Tu sais pourquoi Charlie ? » Les sanglots. Ils revenaient à l’attaque, ces fourbes. Tu ravalais tes larmes. Le visage tiré par la tristesse. « Elle s’est barré parce que j’arrivais pas à avancer, pas sans toi, elle m’a jeté parce que j’mimaginais pas sans toi Charlie, parce que j’pouvais pas vivre avec ton absence, j’pouvais pas, non. J’aurais pu fonder une famille, être heureux, mais ton fantôme est toujours là, avec moi, nos souvenirs, tout ce qu’on a vécu, j’arrive pas à avancer quand t’es là, j’arrive pas à avancer quand t’es absente, tu m’obsèdes, c’est horrible, c’est pas par vague, c’est constant, tout l’temps. »   Des larmes perlaient aux coins de tes yeux tandis que t’avalais ton verre, cul sec, avant d’en réclamer un autre. T’avais posé tes yeux sur ton point de prédilection, celui qui t’empêchait de croiser le regard de la belle. « J’arrive pas à m’imaginer, nous, heureux, pour de bon, avec une tripotée de gosse, des jobs décents, une maison. J’y arrive pas, j’ai l’impression qu’le bonheur c’est pas pour nous, c’est pas compatible tu vois. » Nouveau verre, nouvelle gorgée, douce liqueur « J’crois qu’on est condamnés à être malheureux. Qu’importe notre situation, on ne peut pas être heureux. »
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MessageSujet: Re: Rien d'autre que toi - Charlouis   Mar 5 Jan - 17:46


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Pourquoi n'ai-je pas le droit au bonheur ? Certainement parce que ce fut un temps j'étais heureuse, comblée au milieu de ma famille que nous nous étions crée, et que j'ai laissé filé. Peut être que la vie n'offre pas de seconde chance aux personnes qui ne savent pas reconnaître le bonheur lorsqu'il frappe à leur porte. A cette pensée, une deuxième grande gorgée de vodka orange, c'est ce que le barman m'avait servi. Je ne ressemblait plus a rien. Mon maquillage avait coulé, mon visage était encore rouge de la colère et de la peine que j'éprouvais. Je buvais encore. Mon verre est vide alors j'en redemande. Mais cette fois je passe à la catégorie supérieure. « 10 shot de tes meilleurs rhum s'teu plait. » Et j'attends que ma commande arrive. La musique bat son plein, les gens autour de moi sont ivres pour la majeure partie, mais heureux. Je vois des couples, je vois des gens qui rient, qui parlent, qui passent du bon temps ... Et moi je suis là, dans ce bar éloignée de ma ville, sans savoir comment je vais rentrer tout simplement parce que je dépense mes derniers dollars dans l'alcool que je m'apprête à boire. Le regard vide, seule sur mon tabouret. Enfin mes shots arrivent. Je me jette sur l'un d'entre eux et l'avale cul sec. Grimace. Putin d'merde c'est fort mais qu'est ce que c'est bon ! Puis, comme dans un rêve, Louis s'assoit à côté de moi. Il ne dit rien et j'agis de la même façon. Je n'osais plus lui parler, plus le regarder, alors je faisais comme s'il n'était pas là et m'enquille un autre shot. Puis enfin le son de sa voix. Je ne réagis pas. Evidemment je vais boire ses paroles à l'instar de ces shots délicieux mais je ne moufte pas. « j’pensais plus pouvoir sortir la tête de l’eau, reconstruire quelque chose. » Il marque un temps d'arrêt et je l'accompagne de mon troisième shot. « puis, l’autre est arrivée. » La je tourne la tête vers lui. Je sais de qui il parle. « elle a essayé de m’tirer de cette merde, puis j’lai entraîné dans ma chute. » Ce changement soudain de comportement me surprend mais je continue de l'écouter et ne pipe mot. Ses yeux ... Il me fixe, comme s'il me cherchait. « Elle m’a quitté, Charlie. Elle m’a laissé dans mon coin, et tu sais pourquoi ? Tu sais pourquoi Charlie ? » Son visage se tire, sa lèvre inférieure tremble, ses yeux sont remplis de larmes. Non je ne sais pas pourquoi Louis, je ne sais plus rien à cette heure mis à part que je pourrais te regarder comme ça pendant des heures ... « Elle s’est barré parce que j’arrivais pas à avancer, pas sans toi, elle m’a jeté parce que jm'imaginais pas sans toi Charlie, parce que j’pouvais pas vivre avec ton absence, j’pouvais pas, non. J’aurais pu fonder une famille, être heureux, mais ton fantôme est toujours là, avec moi, nos souvenirs, tout ce qu’on a vécu, j’arrive pas à avancer quand t’es là, j’arrive pas à avancer quand t’es absente, tu m’obsèdes, c’est horrible, c’est pas par vague, c’est constant, tout l’temps. » Mon sourire tombe, mes yeux se ferment petit à petit tant ses mots me touchent. Je sens que mon coeur se serre, je sens un paquet d'émotion, bref je pleure en silence. Je ne me sens pas bien. J'ai des sueurs, la tête qui tourne, des étoiles noires dans les yeux ... Je n'arrive pas à réaliser, l'impact de ses mots, le sens de ses phrases ... Comment un homme peut avoir autant d'influence sur moi ? Il finit son verre cul sec et en recommande un. 4ème shot de mon côté. Pourquoi tu ne peux nous imaginer heureux ? « C'est déjà arrivé pourtant. » « Non j'y arrive pas, j’ai l’impression qu’le bonheur c’est pas pour nous, c’est pas compatible tu vois. » Ca me fait mal ce qu'il me dit. Le bonheur ne sera plus jamais à ma portée ? « J’crois qu’on est condamnés à être malheureux. Qu’importe notre situation, on ne peut pas être heureux. » Je me lève d'un coup. « Comment tu peux dire ça ? Tu as la mémoire courte.» Je m'enquille deux shot d'un seul coup. « J'veux pas rester minable. J'veux être heureuse moi ! » Putin j'ai le hoquet. « Mais tu as raison sur un point, le bonheur ne me tendra jamais les bras. » Je me rapproche de lui, pose une main sur son épaule et approche mon visage de son oreille. « Mais j'm'en fou c'est tes bras que je veux. » Et sur ces belles paroles je sens que mon cerveau me lâche et la coma éthylique me guette. Je tombe.
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MessageSujet: Re: Rien d'autre que toi - Charlouis   Mer 6 Jan - 20:25


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Combien de fois t’avais pu penser à elle ? Combien de fois t’avais pu te questionner sur sa vie, son quotidien, était-elle encore en ville, est-ce qu’elle avait une nouvelle tête blonde en plus de teegan, heureuse, est-ce qu’elle était réellement heureuse ? T’avais l’impression de gratter le fond, de t’enterrer plus bas que terre tandis qu’elle, frôlait probablement les étoiles, descente difficile. Elle était au plus mal, broyait du noir et noyait ses larmes dans de délicieuses mais Ô combien dangereuses liqueurs. Elle s’était levée, d’un coup, ça t’avait pas surpris, tu t’y attendais, tu sais pas pourquoi mais tu le sentais. Elle hurlait et pourtant ses paroles se retrouvaient réduites à des chuchotements, des râles à peine audibles à quelques centimètres. Parler, boire, hurler, pleurer. Elle continuait de s’enfiler des shots entre deux phrases comme pour mieux faire passer la vérité, tenter de noyer la réalité au risque de flancher. Droit devant, droit comme un i, droit dans l’esprit. Tu ne pouvais pas la regarder, tu ne voulais pas la voir dans un état pitoyable, tu ne voulais pas garder à l’esprit ce visage, cette voix imbibés d’alcool et inondé de désespoir. C’était pas Charlie, c’était pas ta Charlie, pas devant toi, c’était pas elle qui s’adressait à toi, c’était pas elle. Trop vite, tout est allé trop vite. Tu l’avais dans tes bras en à peine quelques secondes. Putain. Tu hurlais en essayant de te frayer un chemin dans la foule, entre les corps suant de tes clients. On s’écartait tandis que tu te pressais vers la sortie. L’air frais, froid. Tu l’avais posée au sol l’entourant de ton gilet avant de dégager une mèche de son visage. « Charlie, charlie réveille toi, réveiller toi merde ! » Ta voix résonnait. On avait appelé les secours, on t’appelait, on essayait de te rassurer mais tu t’en fichais pas mal, tu ne pouvais quitter des yeux la jolie brune. « Tu vas te bouger, tu vas pas me faire ça, pas ici, pas maintenant ! » Plus fort, encore plus fort, tu la secouais. Elle respirait. Bon signe. T’avais basculé la tête en arrière, les yeux fermés. Tu te retenais de craquer, pas devant ce monde, pas devant Charlie, pas pour Charlie. T’avais finalement posé ton regard sur la belle. « Ecoute moi, tu vas ouvrir les yeux, tu vas ouvrir les yeux maintenant ! » Tes mains sur son visage, tu lui caressais doucement les joues, les cheveux, t’étais doux, terriblement doux. « C’est pas en étant morte que tout va s’arranger, c’est pas en étant dans les vapes que je vais plus t’aimer, c’est pas en étant égoïste qu’on va se rapprocher. » Des dizaines de pairs d’yeux étaient posées sur toi, médusées, incompréhension totale. On s’affairait autour de toi pour lui apporter des vestes ou encore un verre tandis que tu mettais la jolie brune en position latérale de sécurité. T’avais pris sa main dans la tienne tout en continuant de surveiller sa respiration, c’était bon signe, sa poitrine se soulevait encore, pour le moment. « Reviens parmi nous, Charlie, bouge toi, on a encore des choses à se dire, c’est pas terminé. »
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MessageSujet: Re: Rien d'autre que toi - Charlouis   Ven 8 Jan - 16:57


⊱ rien d'autre que toi



Une grosse loque. Voilà ce que j’étais. Une grosse loque humaine incapable de retrouver ses esprits et le contrôle de son corps. Je m’emballe, je me laisse aller à mes émotions diverses et variées. Je crie, je rie, je pleure et je bois. Bref un éventail d’émotion dans la même minute. Qu’est ce que vous vous j’suis comme ça.  Je ne vois pas Louis me fuir du regard, je n’y prête même pas attention, à vrai dire je ne prête attention à pas grand chose à l’instant T. Puis tout d’un coup c’est le noir complet. J'effondre dans les bras de Louis, telle une marionnette je me laisse porter, balader, virevolter ... Sensation étrange de danse, je me sens si légère ... Tellement loin de la réalité. Louis, comme je le connais, m'a rattrapée et à immédiatement pris les choses en main. Il sait ce qu'il faut faire, après toutes les merdes qu'on a eu ... Dans ses bras, le lieu que j'ai tous les jours regretté depuis que je suis partie, pourquoi faut-il que je sois inconsciente pour retrouver ce bonheur perdu ? Un vrai grabuge au Molodoï et j'ai l'honneur et la honte d'en tirer tous les mérites. Louis dépose mon corps inerte dans notre bienveillante neige, confortablement installée dans son gros gilet. Ses doigts délicats touchent mon visage pour la première fois depuis bien trop longtemps Le soulagement que procurait ce lâcher prise me plaçait dans un état de léthargie encore plus profond que nécessaire. La fatigue, l'angoisse, la peur de n'avoir plus rien, bref beaucoup de sentiments forts, j'ai perdu les pédales. Je ne sais combien de temps je suis restée absente. Mais lorsque j'ouvre les yeux je ne vois qu'une chose : le visage de Louis, ses cheveux mi-long bouclés qui basculent devant ses yeux, qu'il à rouge d'ailleurs et toujours aussi bleus. Il a l'air inquiet. Je souris et pose une main innocente sur sa joue. Et au contact de sa peau je reprend enfin mes esprits. Bordel de merde de merde de merde !!! Mais qu'est ce que je fous, pourquoi il est si proche de moi, qu'est ce que j'ai fais, pourquoi tout ce monde, mon dieu Louis qu'est ce que j'ai fais. Mon visage se ferme immédiatement, à l'instar d'une bête sauvage je cherche à me réfugier comme je peux. Échapper aux regards, aux dires, aux bruits. « Louis, il y a trop de monde ... » J'avais la tête contre son torse, le seul endroit que j'avais sous la main pour me réfugier. Avant qu'il ne me repousse je pose ma main sur épaule. « Ne laisse pas les secours m'approcher je t'en prie. Je ne t'embêterai plus après c'est promis. »
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